Posts Tagged Europa Distribution

Bertrand Tavernier writes to EC Vice President Ansip

Following a meeting between European Commission Vice President, Andrus Ansip, and SAA patrons Bertrand Tavernier, Roger Michell and Hugh Stoddart (see here) on 22nd June, SAA patron Bertrand Tavernier wrote to the Vice President to follow up on some important issues discussed at the meeting, such as film authors’ rights, territoriality and distribution, film heritage.  You can read his letter below followed by additional comments from German screenwriter and SAA patron, Jochen Greve, and Franco-swiss director, screenwriter and Europa Distribution president of honour, Ursula Meier, Romanian director and screenwriter, Cristian Mungiu and German director and screenwriter, Volker Schlöndorff.

Jochen Greve, German screenwriter and SAA patron

This is not just a cinema issue.  In Germany, each feature-movie or documentary-movie is shot as a co-production and with a big part of television money, and this has been the case for forty years. For a bigger online-market you need licences, and each licence starts with the authors. We have to sell it to the producers or broadcasters or platforms. I am very afraid that a shift to pan-European licences, even if not deliberate, will be a big problem in a bigger online-market for us authors and the remuneration of our works.

Ursula Meier, Franco-swiss director, screenwriter and president of honour of Europa Distribution

I am Swiss, French, live in Brussels and deeply feel as an European film maker. Europe is a mosaic of cultures and this is what makes its great richness and (its) identity. It should never be standardised, but unified. The creation of a Digital Single Market in Europe would have terrible consequences, both on the economic and artistic point of views, for European cinema and its diversity.

It is absolutely essential to protect copyright and all the stakeholders of the value chain who make the existence of a film possible, including thanks to the exclusivity of rights. Local distributors for example make a film exists on their territory, give it visibility, because they believe in it, because they have bought the rights to do it. If they lose their ability to recoup the investment they made when buying the film, it is the end of it.

There are ideas and solutions to be found so that the films of today and yesterday circulate better within Europe, but most importantly and above all, let us not destroy what is functioning.

Cristian Mungiu, Romanian director and screenwriter

It’s a very clear message and I absolutely agree.  Excuse me for not being able to bring any additional contribution –I’m in the middle of the shooting a film.

Still, I don’t think there is much to add – the issue is how to determine these people to listen to the community of filmmakers.

Volker Schlöndorff, German director and screenwriter

Dear All, cher Bertrand,

thanks for your incessant efforts, thank you Bertrand for your elegant letter. All this proves that the education of politicians and bureaucrats on this subject is still a huge task ahead of a Sisyphus task indeed.

, , , , , , , , ,

2 Comments

Cinéma européen, le yéti de Bruxelles

Image

Cédric Klapisch discussing his work with Cineuropa’s Domenico La Porta

A Bruxelles, dans les instances européennes, nous discutons beaucoup de cinéma européen : cette créature dont tout le monde parle mais que personne n’a rencontrée et qui fait l’objet de nombreux débats économiques ou juridiques qui laissent finalement peu de place à l’expression du talent de nos auteurs, à leurs idées, à leur vision.

Face à ce paradoxe, nous avons décidé de mettre sur pied des rencontres avec les cinéastes d’aujourd’hui, ceux qui font le fameux cinéma européen. En donnant la parole aux auteurs à Bruxelles, capitale de l’Europe, nous permettons aux décideurs politiques européens de comprendre, à travers chaque parcours individuel, ce que c’est que faire un film, écrire un scénario, les années que les auteurs passent sur un projet, les combats qu’ils doivent mener pour convaincre des financiers d’investir, les succès, les creux de carrière, l’importance des droits qui les relient à l’œuvre et nourrit leur liberté, la nécessaire persévérance et le désir toujours renouvelé de raconter des histoires.

Nous avons reçu le 18 mars 2014 dans le cadre de ces « Rendez-vous du cinéma européen » le réalisateur français Cédric Klapisch. Devant une salle comble de professionnels et politiques invités et de public anonyme, Cédric nous a parlé de son cinéma, de ses choix, de ses rêves, mais aussi du cinéma européen : de cette difficulté commune aux auteurs européens à faire exister des films dont la commercialité n’est pas inscrite dans le synopsis, qui ne sont pas conçus en termes de rentabilité. Pour exister, ces projets doivent rencontrer des producteurs et financiers qui vont faire confiance à l’intuition de l’auteur sans la dénaturer et qui vont lui permettre de rencontrer le public.

Cédric Klapisch a expliqué que personne ne voulait financer L’Auberge espagnole au départ (à l’arrivée, plus de 5 millions de spectateurs en Europe). Cette difficulté des producteurs et financiers à faire confiance aux auteurs l’a poussé à devenir lui-même producteur. C’est bien sûr une question de contrôle artistique, a-t-il expliqué, mais surtout de liberté : « La notion la plus importante pour moi en tant que créateur est la liberté. On cède beaucoup trop de choses quand on cède ses droits ».

Cédric Klapisch nous a aussi parlé d’Europe. Ce thème dominant de L’Auberge espagnole est le reflet d’une de ses préoccupations majeures d’auteur, avec celle de la culture. Le combat européen est très complexe à vendre. Il reste un gros travail de communication à faire sur les enjeux européens selon Cédric Klapisch. C’est sur le terrain de la culture que l’Europe peut faire la différence. L’échelle européenne, il en est convaincu, est le niveau de décision approprié pour les bouleversements que vit le secteur audiovisuel. Des décisions politiques importantes doivent être prises pour que le cinéma européen continue d’exister. L’intégration de tous les opérateurs, notamment les plateformes internet, dans la chaîne de financement du cinéma est indispensable pour continuer à produire des œuvres de qualité en Europe.

Ce témoignage, cet échange d’un auteur avec le public européen de Bruxelles représente une opportunité incroyable pour ceux qui font les politiques européennes dans les domaines de la culture, de l’audiovisuel et du droit d’auteur. Que ceux qui ont raté ce moment rare se rassurent, la vidéo est sur internet !

, , , , , , , , , , ,

Leave a comment

%d bloggers like this: